Archive pour la catégorie ‘pédagogie’
#Ludovia2010 : Day 1 : Où les blogueurs se renomment influenceurs

Journée pluvieuse ce matin sur l’Ariège pour la seconde journée de Ludovia 2010, qu’importe, le petit marché d’Ax-les-thermes est bel et bien ouvert. Après un passage entre les échopes emplies de nourritures locales ou de fouffes issues de l’empire du milieu, direction le petit-déjeuner ou je retrouve l’ensemble des blogueurs et intervenants (qui se sont renommés « influenceurs » au bénéfice de la nuit et des premiers billets parus sur leurs blogs).
Petit café en compagnie d’Eric Delcroix (@erdelcroix) et Christophe Batier (@batier) connus pour ses vidéos (a retrouver ici : http://www.dailymotion.com/Batier ). Christophe propose d’ailleurs une petite interaction vidéoludique matinale. Et donc présentation de pedago-TIC et de son serviteur face caméra… A voir ici
Un colloque très universitaire…
qui tarde un peu à commencer, (j’en profite pour reprendre un café), cependant une fois celui-ci lancé, c’est une explosion de concepts très souvent (trop) universitaires. Qui sont abordés L’interaction est décortiquée de manière systémique, méthodique, sémiotique, … très peu d’interactivité dans ces conférences qui en analysent pourtant les fondements.
Force est de constater que la communication est un art à maîtriser, qui ne l’est pas toujours par ceux qui l’étudient. Il n’empêche que même si la forme est ardue à appréhender, les thèmes abordés sont riches d’enseignements, et sont aussi un bon départ pour rebondir lors des barcamps de la soirée.
Suivre la cohorte des blogueurs…
est mon but cet après midi. En effet celle-ci à décidé de se joindre au deux tables rondes, et laissent les participants au colloque scientifique discourir dans un autre salle, sur les « jeux de langage et de dialogue ».
La première table ronde, est programmée à l’occasion de la publication (non encore officielle) d’un référentiel « Collège et établissement numérique». Un premier bilan de 5 années d’expérimentation des ENT. Mais pas seulement, c’est en effet aussi un baromètre de l’usage et de la sensibilisation au TICE.
Loin d’être un travail systématique comme celui établis par l’@wt avec son baromêtre des TIC, ce rapport ainsi que les intervenants présent sur le plateau de la conférence, ont beaucoup de mal a donner ds chiffres complets quant à l’usage réel des ENT.
Sylvie Leloup représenatnt la caisse des dépots et consignations donnera quand même quelques indicateurs avec entre autres 1.400.000 comptes utilisateur créé sur les ENT qui sont suivis par leur service. Pour 2009, on peut aussi relever 60.000 connexion journalière aux ENT.
La participants dans la salle (s’exprimant d’ailleurs via Twitter) ont un peu un sentiment de manque. En effet certains chiffres ne sont pas évoqués (Coût, taux de connexion , …). Un point est certains, les ENT n’ont pas fini de faire du bruit en France.
Les éditeurs papiers étaient présents…
et un peu de mauvaise foi lors de la seconde conférence de l’après-midi. Celle-ci ayant pour thème « Manuels , livres et jeux numériques » .Elle fut divisée en 3 « clans ». A savoir, les institutionnels, les éditeurs, et les « innovateurs » (ceux-ci étant sur ou hors scène).
Après s’être rongement attardée (perdue) dans des considérations financières, techniques, ou simplement politique, la conférence à été éclairée de l’expérience de Julian Alvarez. En effet, l’approche effectuée dans le cadre du déploiement d’un Serious Game dans les collèges (Technocité) permettant aux élèves de créer eux mêmes des niveaux de jeux, a permis d’élever les débats.
Dès cet instant, surtout via Twitter, ont été évoqués les usages participatifs permettant aux ressources de devenir actives et modifiable et non des simples « feuillets numériques » collationnés et catalogués par des éditeurs.
Les thèmes non évoqués, mais importants…
tel que la liberté des sources, où encore les licences et droits d’auteurs n’ont pu être débattue tellement la position des institutionnels et éditeur était rigide quant a la possibilité d’utiliser des ressources « non-validées ». A même été évoqué le facteur chronophage des pratique de pédagogie active utilisant des ressources non classiques, bref un peu de langue de bois et de mauvaise foi teintée d’institutionnalisme.
Encore moins évoqué le questionnement préalable à cet échange : « qu’est ce qu’une ressource pédagogique numérique ». Que doit-elle comporter, quel est son champs d’application, comment la cataloguer, comment l’activer dans une classe informatisée ou non.
Assurément un bon thème pour un prochain Ludovia (non non je n’essaie pas déjà de me faire réinviter…)
Le talent d’Eric Delcroix…
a été mis a rude épreuve, dès après le souper (Diner chez nos amis français), dans sa fonction d’organisateurs de barcamp. (Et on saluera son courage tellement les conditions de travail, sur cette terrasse sont spéciales). Le thème de celui-ci est « quel établissement pour le XXIe sciècle. Thème abordé aujourd’hui lors d’une table ronde ou je serais le rapporteur officiel.
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Après une « page de publicité » d’un fournisseur de TBI, boitier de vote et tablette graphique, les différents questionnement son posés et les participants sont divisés en 3 groupes distincts.
Les établissement du XXI ème sciècle seront étudiés sous l’axe des 3P :
Aspect Physique : Quel architecture pour l’établissement, faut-il des murs, quel est la place de la classe, doit on structurer le lieux en fonction des classes, cours, sections ….
Aspect Politique : Quelle implication de l’état, des régions, des départements, quel est le pouvoir qui centralise la décision, la cohérence. Sans dévoiler un secret, la structure d’enseignement française très hiérarchisée ne donne pas plus de satisfaction aux enseignants que le « joyeux imbroglio » de notre enseignement en communauté française de Belgique.
Aspect Pedagogique : Comment, quand et comment enseigner. En présentiel ? En différé ? En ligne ? Hors ligne ?
Pour les résultats complets et conclusions de ce Barcamp, je vous conseille d’aller ausculter le blog de Ludovia et de retrouver le rapport d’Eric Delcroix.
La soirée s’est prolongée très tard autour de ces discussions, nous n’avons cependant pas refait le monde … du moins pas entièrement.
#ludovia2010 – Day-0 :
Bloguer face au montagnes de l’Ariège, un jus d’orange (bien frais) en main est un des nombreux, mais infimes, plaisirs issus de l’invitation à participer à l’université d’été de l’E-éducation Ludovia. Mais pas seulement.

Un des autres plaisirs est d’être entourés des influenceurs, des penseurs, des blogueurs,… les plus en verve du moment. Leurs noms et leurs réflexions peupleront les flux de vos réseau sociaux favoris tout au long de cette semaine avec la mention #ludovia2010 (principalement sur Twitter).
Le plaisir enfin de discourir, partager, collaborer, s’associer une semaine durant autour des thèmes qui ont fait ou feront l’actualité de nos salles de classes. Vous l’aurez compris les TICE dans tout leurs états sont à l’honneur.

Ce lundi 23 (Day-0), veille de l’ouverture officielle, les intervenants étaient conviés à une réunion informelle et préalable au colloque. Au menu, préparation des différents Barcamps.
Pour rappel un Barcamp, c’est une non-conférence. Non pas que l’orateur soit absent, ou qu’il n’ait pas préparé son intervention, c’est plutôt, la traduction en termes de conférence de ce qui se fait habituellement dans le monde dit du ‘web 2.0′. En effet, c’est au participants de proposer un raisonnement autour du thème, d’interagir et d’amener le débat.
Dès ce soir, nous avons pu constater qu’il était ardus de parler d’une seule voix sur les thèmes qui seront abordés lors des activités de la semaine.
La questions principale posée est « quelle est votre vision de l’établissement du XXIème siècle et numérique ? »
Avant toute chose, et en rapport à la situation de la communauté française de Belgique, c’est d’abord un lieux réel de vie. Nos établissements sont encore trop souvent cloisonnés, encadrés et fixe, issus d’une conception de l’enseignement dirigiste datant du début du siècle passé.
Ce lieux de vie « réel » doit être celui qui correspond le mieux à la vie « réelle », il doit être ouvert, malléable, transformable selon les besoins. Oublions les cloisons et les structures de « classes » pour s’affranchir de ses murs placés par les disciplines enseignées. Mais quelle école aura la volonté (et les moyens) d’imaginer une autre organisation de l’espace école ? Peut-être et surement des pistes de réflexion lors de cette semaine…
Que dire, retenir de la soirée de pré-ouverture ? C’est que chaque pays et chaque enseignement à ses particularités et ses difficultés, mais surtout son timing d’acquisition et d’appropriation des TICE. La où en Belgique s’amorce seulement certaines tendances quant à l’introduction de certaines techniques, outils ou usages, la France, elle, a sauté à pieds joints dans le bain. Cette démarche, décidée (forcée), mène à l’installation entre autres d’ENT dans tout les établissements scolaires.
Quelles seront les résultats, les bénéfices engendrés, les écueils contournés ? Ces réponses, nous les attendons pour en prendre exemple chez nous en Belgique, ou ce mouvement d’utilisation d’espaces virtuels de travail n’en est qu’a ses débuts. Sauront-nous tirer avantages et exemples des expériences menées en France , mais pas seulement. Car c’est en effet, tout les pays européens qui tendent à expérimenter ces plate-formes d’échanges.
Vous l’aurez compris, tout au long de la semaine, vous aurez un retour sur les impressions, les tendances, les nouveautés qui nous serons proposées …àa tout de suite donc (PS : suivez le tag #ludovia2010 sur www.twitter.com)
Sea, school and sun
la mini-série de l’été : épisode 4 …et dernier
Cet été, pourquoi ne pas découvrir et/ou détourner les outils du Web 2.0?
La Voix de son Maître
La création d’avatars est un phénomène intéressant à plus d’un titre .
De multiples sites permettent de réaliser cette mise en scène de soi très facilement .
Un exemple amusant et assez riche en possibilités est : http://www.voki.com

Après avoir choisi en personnage réaliste ou non ainsi qu’un décor, le son peut s’ajouter par fichier son, micro ou même en tapant directement un texte .
Il y a un vaste choix de langues et d’accents .
Il ne vous reste plus qu’à :
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envoyer votre avatar par mail;
-
créer un compte pour le conserver;
-
ou bien encore récupérer le code pour l’intégrer à un blog.
Pas si « bébête »
Un détour facile de l’outil est de faciliter l’expression orale en langues.
Dans un premier temps , laisser les ados « faire parler »leurs avatars en anglais ou en néerlandais peut les aider à passer « la barrière »de l’expression orale .
Dans un cours de publicité, j’avais laissé mes étudiants créer des slogans publicitaires par un voki. Outre le fait que je pouvais entendre le slogan et la moindre lassitude dans la correction, je me suis rendue compte d’un souci imprévu: le non -respect de la congruence entre le verbal et le non-verbal . En effet ,l’avatar choisi et son contexte n’étaient pas forcément en concordance avec le slogan .
Cette année une collègue romaniste et moi allons transformer cet exercice pour les éducateurs spécialisés afin d’introduire le thème des niveaux de langue .
Laissez-vous tenter ….vous aurez encore d’autres idées: http://www.voki.com
Pourquoi l’école nous prépare-t-elle mal au Web ?

Sous ce titre volontairement provocateur, Jean-Marc HARDY, journaliste et formateur en écriture web, a exposé lors de la 5è édition du Forum des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) sa vision pointue des compétences nouvelles pour les rédacteurs de contenus web que nous sommes …pratiquement tous et que nos apprenants sont/seront …..sans aucun doute.
J’aurais pu aussi vous dire: « Encore »quelque chose dont nous allons devoir nous occuper chers collègues….. certes l’exposé est des plus convaincants .
Voir la vidéo la conférence accompagnée des slides ( 1heure):
Passons rapidement en revue quelques « travers » de nos habitudes scolaires (selon J.M Hardy):
-
Raisonner « Introduction – Développement – Conclusion »
Parce qu’il n’y a pas de début ou de fin à un site web, nous ne « tombons » pas forcément sur la page d’accueil .
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Faire de la littérature
Une phrase, c’est souvent trop, lassant, peu explicite.
-
Être exhaustif
Lire sur écran est fatiguant et la saturation rapide.
Une compétence à développer par les enseignants serait d’apprendre à trier l’important de l’accessoire, à renforcer la capacité de sélectivité.
-
Être érudit
N’est malheureusement pas toujours compatible avec être compréhensible
-
Être sérieux
Faut-il toujours « terminer son travail, M’sieur » ? Pourquoi ne pas s’attacher plutôt à la réaction de l’utilisateur .
Ensuite: corriger, affiner,améliorer sur la longueur.
Et par ailleurs,même en l’absence de technologies, accorde-t-on assez d’importance à l’impact des mots sur le lecteur .Est-ce pris en considération par l’école?
-
S’en tenir à l’académique pur
La frontière parfois étroite ,par exemple sur Google, entre l’informatif et le commercial mériterait d’être décryptée dès l’école. L’absence de frontières ne signifiant pas ne pas poser ses propres limites.
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Manier de nobles concepts
Alors que le Web est plutôt destiné à l’action, inciter à l’action est une fonction à maîtriser.
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Utiliser le subjonctif imparfait
Plutôt que de se concentrer sur la concision et la précision du texte
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Considérer le dessin comme un cours annexe
Annexe parce que « sur le côté »et annexe car n’étudiant pas assez le crucial rapport entre le texte et l’image. Or le dessin lui-même est informatif et l’écriture peut être visuelle.
Cependant, il est curieux de constater que l’image n’est pas le premier marqueur de l’internaute mais bien les titres et plus précisément les premiers mots de chaque titre et sous-titre.
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En faire un maximum
De par un vieux réflexe selon lequel plus il y en a ,mieux c’est. En web aussi « Less is more »
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Faire plaisir au prof
Soit dévier de sa route pour s’adapter à des besoins même pas encore exprimés.
En web, cela pourrait se traduire par tenir davantage compte du client que du public-cible.
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Ne pas laisser copier le voisin
Le Web est de par sa philosophie contraire à l’instinct de propriété et est par nature plutôt collaboratif. Avons-nous ces habitudes de collaboration,de travail d’équipes?Les encourageons-nous dans la classe ?
Et pourquoi ne pas réfléchir à « Comment le Web peut-il nous préparer à l’école ? » Ce sera pour un prochain épisode…
Voir aussi :
Toutes les conférences de ce forum des TIC ( 22 avril 10, La Géode)
Le blog et le site professionnel de Jean-Marc Hardy
Pédagogie active, TBI et solutions : l’outil Mischief Mouse
Faire participer vos élèves activement à votre enseignement grâce à l’outil Mischief Mouse. Un module gratuit de PowerPoint
La pédagogie active suppose de rendre l’élève acteur de son apprentissage. Les nouvelles technologies permettent d’augmenter l’efficacité de cette approche. Malheureusement, très souvent ces mêmes technologies esseulent l’apprenant derrière un écran. Le coté participatif de l’apprentissage actif est brimé par la technologie.
De nombreuses solutions existent pour contourner ces problèmes, et mobiliser activement les étudiants autour d’un apprentissage collaboratif.

Cependant quand la classe dispose d’un tableau blanc interactif, l’interaction élèves – enseignant – TBI redevient encore très (trop) souvent uniquement une remise en place dans la classe de l’ex-cathédra traditionnel. L’outil utilisé de manière traditionnelle ne se prêtant que peu au coté participatif et collaboratif des nouveaux usages des TICE.
Il existe cependant des solutions et des périphériques permettant d’augmenter la part d’activité et d’interaction des apprenants devant un projecteur digital et/ou un TBI. Ces périphériques multiples, dont ceux permettant le vote par exemple, ont un coût certains. Les écoles n’investissent que dans un nombre limité de ces périphériques. Une utilisation massive est dès lors très difficile.
Des solutions alternatives existent et une fois n’est pas coutume c’est un outil de la société Microsoft que nous allons présenter ici:
Mouse Mischief – un logiciel multi-pointeurs

Mouse Mischief est un logiciel permettant, lors du branchement de plusieurs souris sur un même ordinateur, de disposer non plus d’un seul mais de plusieurs pointeurs
Mouse Mischief s’intègre dans Microsoft PowerPoint 2010 et Microsoft Office PowerPoint 2007, permettant aux enseignants de créer des présentations interactives, non pas seulement pour lui , mais pour tous les élèves de la classe.
L’outil permet de répondre aux questions à choix multiples et dessiner sur un écran partagé. Et cela à un maximum de 25 étudiants, en parallèle, chacun avec sa propre souris,.
Installation par module
l’installation est des plus simple, mais nécessite le Framework 3,5 Sp1. Une fois le tout installé, l’outil est directement disponible dans votre PowerPoint via un onglet dédié.

Une base de ressources
Sur le site dédié, vous pourrez aussi retrouver quelques exemples de leçons dans diverses disciplines.

Vous pourrez au choix :
-
Travailler sur les angles en Mathématiques
-
Classes des animaux en fonction de leurs espèces
-
Apprendre a identifier des coordonnées géographiques
-
…
Et surtout ne pas vous y limiter et créer vos propres supports de cours enrichi de cette fonctionnalité. Seule votre imagination doit être la limite de cet outil !
Crédit photo : http://www.microsoft.com


