Archive pour la catégorie ‘Usages’
Libre et éducatif : épisode 02 – SCRATCH – Programmer ! C’est pas que pour les grands…
La question est la suivante : Comment susciter l’intérêt aux métiers de l’informatique et plus particulièrement à celui de la programmation chez les jeunes ?
Beaucoup de personnes, dont des enseignants, considèrent la programmation comme une activité compliquée et technique. Mais avec l’arrivée d’une nouvelle génération d’outils de programmation et la création d’activités, en ligne ou hors ligne, il existe maintenant des solution pédagogiques qui peuvent aider à surmonter les difficultés d’approche et rendre la programmation plus accessible à chacun.
Fiche de classement
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Catégorie : Langage de programmation |
Système : Windows, Linux,MacOS |
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Niveau : primaire / secondaire |
Langue : Français, English, Deutsch |
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Usage : Apprentissage de la logique, des concepts de base de la programmation, activation de la notion de partage et de collaboration |
Licence : MIT License |
C’est le Laboratoire de Média du MIT et UCLA qui a développé et étudié ce nouvel environnement de programmation interconnecté et multimédia. Conçu spécifiquement pour améliorer la découverte et la mise en œuvre de technologie, cet outil est destiné explicitement au monde de l’apprentissage et de l’éducation.
Pourquoi choisir Scratch ?
Ce type de plate-forme permet entre autres de transformer l’utilisation des technologies dans le milieu scolaire, en évoluant au-delà des activités informatiques fondamentales (traitement de texte, tableur, …) pour permettre aux enfants d’avoir une compréhension et une maitrise des technologies qui font leur quotidien.
Mais elle permet aussi de proposer aux enfants de devenir des créateurs et des inventeurs, en utilisant les nouvelles technologies, et d’ensuite proposer de partager et collaborer avec d’autres au delà des frontières géographiques, culturel et linguistiques.

Des objets emboitables
la programmation SCRATCH est basée sur une représentation en blocs de construction, dans laquelle les apprenants construisent des procédures en assemblant ensemble des blocs graphiques.
Impossible de se tromper, les différents types de données sont représentés par des blocs de différentes formes, avec des morceaux s’emboitant les uns dans les autres seulement si la logique ou la syntaxe est correcte.
En permettant aux jeunes de se concentrer sur les problèmes logiques qu’ils veulent solutionner, et non sur la mécanique ou la syntaxe de programmation, SCRATCH élimine la possibilité d’erreurs. Erreurs qui sont le principal frein à l’apprentissage des langages de programmation plus classiques.
Ajout de contenu multimédia riches.
Les projets les plus intéressants et les plus complets réalisés en milieu scolaire impliquent la manipulation d’images, de vidéo et de musique, en utilisant des programmes habituellement propriétaires et très gourmands en ressources (PhotoShop, Première et l’Acid Pro).
Par contraste, les activités initiales dans les environnements de programmation traditionnels impliquent typiquement la manipulation de nombres et de graphiques simples.
En fournissant des possibilités de programmation via contrôles programmables sur des contenus multimédia riches, SCRATCH propose une nouvelle manière d’intégrer ces activités de programmation qui sont plus en phase avec les intérêts des jeunes.
Une dimension communautaire.
l’architecture objet de SCRATCH permets d’ajouter un intérêt supplémentaire grâce à ces fonctionnalités de partage. En effet, la plate-forme propose le partage des objets à tous les niveaux (des blocs de procédure aux caractères animés, en passant par des projets complet). Une bonne manière d’apprendre en P2P et d’ouvrir ses activités et sa programmation à la discussion.
ScratchEd from Karen Brennan on Vimeo.
[Site] La page « educateur » sur le site officiel
[Article] Scratch: un langage de programmation interdit aux grands
[Article] L’Atelier de veille technologique – Scratch ouvre le développement aux très jeunes
[Livre] Scratch Programming for Teens
[Site] Scratch @MIT (conférence 11-14/08/2010)
#ludocia2010 Day3 et 4 Où l’on parle d’écoles rurales, de santé et de viellissement.

Dernière journée officielle de Ludovia, le colloque continue vendredi par une journée spéciale sur le thème du handicap ; de la santé du vieillissement et des TIC.
La journée du jeudi
était dédiée aux enseignants du Premier degré, malheureusement très peu d’entre eux étaient présent.
La matinée a été occupée par une table ronde sur l’école au coeur du territoire numérique. Outre le bilan du programme « Ecoles Numériques Rurales », ENR (encore un bel acronymes français
) .Beaucoup de discussions autour des ENT (dans le primaire) sur les dispositif numériques tels que les espaces public numériques (Cyber bases, …)
Cette table ronde fut suivie par la présentation des dispositifs Norvégien (ENT, Outils, formation, …) . Dans ces présentations, on remarque clairement que le pays à décidé de doter son enseignement d’une qualité d’outils très importante, mais que ceux-ci ne sont pas simplement déployés tel quel. En effet, les chiffres concernant les usages sont aussi très positifs. Comme quoi la formation et une forte opiniâtreté des décideurs à proposer (forcer) les enseignants à se remettre en question porte ses fruits a terme.
Après un diner très, très rapide, c’est maintenant le temps des Explorecamp. Je rejoins donc à cette occasion deux animateurs issus des ENR (pour la signification voir plus haut). Au menu des causeries, Diigo, Netvibes et Twitter dans le cadre de la veille et de la co-construction de bibliothèques de ressources.
Les sessions s’enchainent au rythmes de 20′ égrenées par la « crieuse ». L’explorcamp c’est appliquer les techniques du speed-dating à le conférence.
la synthèse des travaux du séminaire
démarre alors que la deuxième fournée de l’explorecamp est toujours en action. Je dois rejoindre les amis « influenceurs » pour la synthèse, et surtout la conclusion en forme de débriefing. Pas de langue de bois d’Eric Fourcaud, la version 2010 de ludovia, bien que s’étant déroulée de façon dynamique et très riche en connaissances et partages comporte des chiffres de fréquentation en nette baisse.
Il note aussi que le colloque scientifique et la partie e-education au TICE se côtoient mais ne se fondent pas une dans l’autre. A repenser dit Eric ! Je suis certain que le débriefing de l’équipe de Ludovia trouvera les moyens de monter une édition 2011 encore plus créative et participative.
Cette réunion marque (pour quelques blogueurs dont votre serviteur) la fin du Ludovia studieux. En effet, la journée du vendredi sera consacrée au voyage de retour
Pour les absents
ou pour simplement retrouver l’ensemble des conversations twittées de ludovia voici un PDF complet de 26 pages, Sur le blog de Ludovia, vous retrouverez aussi les rapport des différentes tables rondes, colloques et barcamps, …
enfin sur le channel Youtube de Christophe Batier, les vidéos des « causeries » entre blogueurs.
Je profite enfin de l’occasion pour féliciter toute l’équipe étendue qui nous a accueilli et espère pouvoir vous rencontrer de nouveau l’année prochain pour Ludovia 2011 .
#ludovia2010 – Day2 : le résumé de la journée, des ateliers…
… et des tables rondes de la matinée sur l’établissement du XXIeme siècle. Peu de chose à retenir, des débuts de réflexion son en cours parmi les institutionnels, et hormis l’intervention du représentant norvégien axé sur les performances de leur enseignement, la réflexion va surtout rester basée sur l’équipement et le financement.

Une après-midi plus interactive
avec le retour d’expérience d’utilisation des médias sociaux en classe. On y retrouvera les amis blogueurs comme Lurence Juin @frompennylane avec sa enseignement assisté de Twitter, Eric Delcroix @erdelcroix ayant proposé a ces étudiant l’utilisation de Facebook comme épinde dorsale a ses cours ou encore Caroline Jouaneau Virginie Paillas et Mario Asselin ayant tous expérimetés ou réfléchis aux différents usages du web2.0 dans un contexte scolaire.
La mise ne lumière du rapporteur Eric Batier et l’interaction avec les usagers de Twitter externe à las conférence, ajouterons encore à ce tableau très intéressant.
L’animation du barcamp
avais été confiée à Julien llanas et moi-même, après unrepas frugal, et avoir attendu les « influenceurs » un long moment (ils se reconnaitrons), le barcamp « Jeux sérieux dans la pédagogie » pu commencer. La soirée fut animée, comme doit être un barcamp. Le rapporteur mario Asselin conclus la session avec une citation livetwittée de @cjacomino
Le premier barcamp s’étant terminé sur un concours ou un banquier en cure (même pas inscrit au colloque)avait gagné l’Ipad mis en jeu, le second permis à @frompennylane de gagner une tablette numérique (genre de tablette graphique portable). Elle en fera assurément un très bon usage
#ludovia2010 – Day2 : Repenser l’enseignement
Note aux lecteurs : Ce billet parle de l’enseignement en Communauté française de Belgique (pas de la France)
Le cerveau en ébullition suite aux discussions suivant le barcamp « établissement scolaire au XXIème sièce », je me suis levé ce matin avec encore plus de questionnement et de remise en question que la veille concernant les usages des TICE dans l’enseignement en Communauté française de Belgique.
Vous aurez donc 2 billets aujourd’hui, ce premier basé sur la réflexion issue des rencontres et un second, plus factuel retraçant la seconde journée officielle du colloque Ludovia 2010
La comparaison des modèles d’enseignement
qui mènent à la réflexion de ce jour va se passer hors table ronde et colloque. Lors d’échanges avec Mario Asselin (Quebec) et Lionel Kaufman (Suisse), j’ai pu comparer la manière dont chaque pays approche son enseignement, ses enseignants et la formation.
Briser des certitudes et découvrir avec enchantement certaines particularités de l’enseignement dans d’autres pays présents ce colloque francophone ou pas m’amène à cet article.
Alors que nos politiques (en Belgique …) ont les yeux rivés sur les enquêtes Pisae et autre baromètres TIC en cherchant le fil d’ariane qui les mèneront vers des résultat rapidement visibles, d’autres pays se sont tournés vers une réflexion et une rénovation en profondeur leurs structures.
Un exemple parmi d’autres. Au Quebec, les enseignants sont présent et disponibles dans l’école 35 heures par semaine. Leurs charges de cours (23-25 heures) ne sont cependant pas plus importantes qu’en Belgique. Le temps restant est utilisé pour la préparation des cours, correction et de manière volontaire pour de la remédiation, du partage entre pairs et surtout de la formation continuée.
Bien entendus, à cet effet, les enseignants disposent d’un bureau (habituellement personnel) équipé et connecté.
Qui parmi nous n’a pas un collègue dont le cours est identique depuis des années et qui (en mimétisme avec ses élèves) à déjà mis sa veste et rangé ses ustensile pédagogiques 5 minutes avant la fin de l’heure des cours ?
L’établissement de telles mesures en Belgique seraient-elles acceptées ? N’aurions nous pas une réticence très forte des réseaux et des syndicats ?
A l’heure ou les enseignants se plaignent du peu de considération de leur fonction et des difficultés de trouver des « moments » hors classe pour échanger entre pairs, ou se former, ce genre de solution (adaptée aux spécificités de la C.F.) ne serait-elle pas un début de réponse ?
La formation des enseignants
sera ma seconde réflexion, et pour cela, je prendrais le cas de la Suisse. En 2000, la Suisse à comme d’autres pays, calqué son enseignement supérieur sur les recommandations issues du traité de Bologne. Mais la où en Belgique, nous avons repeint les murs, la Suisse elle à reconstruit la maison.
Etre enseignant (même en primaire) suppose un Master 2 minimum, dont 2 années spécifiquement « pédagogiques » dans un établissement ad-hoc.
A l’heure ou les enseignants n’ayant pas le titre requis sont de plus en plus présents dans nos établissements, ne serait-il pas intéressant de « professionnaliser » le métier d’enseignant ? Une réforme en profondeur de nos écoles normales permettrait à termes de créer des générations d’enseignants mieux armés pour leur carrière.
Pour rappel, un enseignant quitte sa fonction en moyenne après 8 ans de carrière, pour ne pas y revenir. Notre enseignement est donc une « boucherie à profs » brisant l’énergie de la grande majorité de ceux-ci.
Les obligations pédagogiques
seront mon ultime et courte réflexion. En Suède, les enseignants sont obligés d’intégrer les TIC dans leurs cours. Pas simplement l’outil pour l’outil, mais principalement des usages.
Les chiffres après 5 ans sont les suivants … 4 heures d’usage des TIC hebdomadaire (en temps scolaire) par élève, et cela hors cours spécifiquement dédié à l’informatique. J’ai peur de demander les chiffres pour la C.F. (existent-ils ?)
Comment armer nos étudiants au monde qui les entoure si nous ne sommes pas capable d’introduire ses notions dans notre enseignement ? Comment armer les enseignants et les former alors que la formation continue est si peu présente dans leur carrière (pour rappel 2x 5 jours par an en Suède ! Dont 2 dans les TIC )
Cracher dans la soupe
n’est pas mon propos du jour. Plus simplement, j’aimerai amener à réflexion plus profonde qui pourrait amener a une réforme copernicienne (c’est tendance en Belgique) afin d’armer notre enseignement face aux défis qui l’attendent.
Ludovia continue, mais je ne manquerait pas de revenir dès mon retour en Belgique et la rentrée sur ces thèmes plus politiques.
Sea, school and sun
la mini-série de l’été : épisode 4 …et dernier
Cet été, pourquoi ne pas découvrir et/ou détourner les outils du Web 2.0?
La Voix de son Maître
La création d’avatars est un phénomène intéressant à plus d’un titre .
De multiples sites permettent de réaliser cette mise en scène de soi très facilement .
Un exemple amusant et assez riche en possibilités est : http://www.voki.com

Après avoir choisi en personnage réaliste ou non ainsi qu’un décor, le son peut s’ajouter par fichier son, micro ou même en tapant directement un texte .
Il y a un vaste choix de langues et d’accents .
Il ne vous reste plus qu’à :
-
envoyer votre avatar par mail;
-
créer un compte pour le conserver;
-
ou bien encore récupérer le code pour l’intégrer à un blog.
Pas si « bébête »
Un détour facile de l’outil est de faciliter l’expression orale en langues.
Dans un premier temps , laisser les ados « faire parler »leurs avatars en anglais ou en néerlandais peut les aider à passer « la barrière »de l’expression orale .
Dans un cours de publicité, j’avais laissé mes étudiants créer des slogans publicitaires par un voki. Outre le fait que je pouvais entendre le slogan et la moindre lassitude dans la correction, je me suis rendue compte d’un souci imprévu: le non -respect de la congruence entre le verbal et le non-verbal . En effet ,l’avatar choisi et son contexte n’étaient pas forcément en concordance avec le slogan .
Cette année une collègue romaniste et moi allons transformer cet exercice pour les éducateurs spécialisés afin d’introduire le thème des niveaux de langue .
Laissez-vous tenter ….vous aurez encore d’autres idées: http://www.voki.com


